Recherche titre de livre ( Soundjata help )

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Modérateur: dino VELVET

Recherche titre de livre ( Soundjata help )

Messagepar snake_7 » 23.06.2005 - 19:09

Un sujet qui devrait sans doute interresser Soudjata :D

En faite j' avais vu au 13 Heures y' a quelques mois deja, un mec qui expliquer comme quoi les camps d' exterminations avait deja existé ( contrairement a ce qu' on dit toujours ) et qu' il n' avait pas était "inventé" par Hitler.
Si je me souviens bien c' était en Afrique du sud au début du 20 ème siècle ...

Voila donc je cherche le titre de ce bouquin :wink:
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Messagepar blame » 23.06.2005 - 19:23

Celui ci :

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:?:
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Messagepar snake_7 » 23.06.2005 - 19:31

Oué je crois que c' était ca 8) 8)
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Re: Recherche titre de livre ( Soundjata help )

Messagepar karras » 23.06.2005 - 20:26

snake_7 a écrit:En faite j' avais vu au 13 Heures y' a quelques mois deja, un mec qui expliquer comme quoi les camps d' exterminations avait deja existé ( contrairement a ce qu' on dit toujours ) et qu' il n' avait pas était "inventé" par Hitler.
Si je me souviens bien c' était en Afrique du sud au début du 20 ème siècle ...

C'etait des camps de concentration pas d'extermination.
Et c'etait essentiellement des "blancs" (colons néérlandais ) qui y étaient enfermés :wink:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Camps_d'extermination

En fait, les premiers camps de concentation sont l'oeuvre des espagnols lors de la guerre de Cuba en 1895-1898. Les prémisses de Guantanamo, finalement ... :?
et puis n'oublions pas l'ouverture des premiers goulags sous Lenine en 1923 :roll:
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Re: Recherche titre de livre ( Soundjata help )

Messagepar Soundjata » 24.06.2005 - 07:16

Oui c'est bien ce bouquin là Blame.


Petit bouquin histoire de rappeler aux occidentaux en général et aux juifs en particulier que les Noirs furent aussi des réjouissances dans les Camps Nazis et que le Nazisme lui-même qu'un énième avatar dans la longue litannie des massacre perpétrés par les Européens jusqu'ici envers les non-européens, sauf que cette fois-ci, ils auront retournés leur arme de destruction massive contre eux-mêmes.

Shoah, aussi excellent dure et poignant que soit ce documentaire, ne dit pas un mot, ni des handicapés, ni des homosexuels, ni des Tziganes ni des Noirs.
Alors je ne puis que trop vous recommander vous recommande le livre de Serge Blié, Noirs dans les Camps Nazis.

Un livre boulversant qui relate de façon simple et épuré ce que fut la véritable place des Noirs dans cette histoire, qu'ils soit victimes, résistants ou soldats de la France Libre en passant par les Hereros massacrés sous Bismark et les "Batards de la Rhénanie".
L'auteur se base notemment sur les travaux anglosaxons ayant déjà traité largement du sujet, mais dont les travaux n'auront jamais été traduit en français.


Interview Grioo.com :

Serge Bilé présente "Noirs dans les camps nazis"
24/01/2005
Après un documentaire il y a 10 ans le journaliste de RFO consacre un livre à ce sujet

Par Hervé Mbouguen


"En 1995, le journaliste Serge Bilé qui s'est plié l'année dernière au jeu de le rubrique "Parcours" de votre site a consacré un documentaire au sujet des noirs dans les camps nazis, donnant la parole à des survivants, qui ont pu glacer le sang des spectateurs en décrivant leur quotidien de "sous-hommes" dans les camps nazis.
Film à l'accueil tiède par les médias "non communautaires", Serge Bilé a passé les 10 années suivantes à se documenter sur le sujet, découvrant ainsi que le tout premier génocide allemand s'est déroulé... en Afrique, plus précisément en Namibie où les apprentis-nazis ont pu expérimenter leurs tristes méthodes.

En attendant une rencontre entre les grioonautes et lui-même à laquelle il s'est engagé, dès que son agenda le lui permettra, rencontre avec Serge Bilé qui commente son livre...

Vous venez de consacrer un livre au sujet des noirs dans les camps nazis, après avoir consacré un documentaire, il y a 10 ans, à ce sujet. Qu'est-ce qui vous a motivé?

Disons que le documentaire fait il y a 10 ans était relativement "brut" dans le sens où c'étaient quelques témoignages de personnes déportées. Pendant 10 ans, même si j'ai eu du mal à diffuser le documentaire qui n'intéressait pas grand monde dirons-nous franchement, j'ai continué à travailler, à faire des recherches, à m'informer. J'ai appris beaucoup de choses en plus, et il était important pour moi de publier un livre qui soit un peu la somme de tout cela, et qui aille beaucoup plus loin que le documentaire.

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Hereros © unknownnews.net


Votre livre nous apprend que les premiers camps de concentration ont été créés en Afrique!

Les historiens se sont penchés sur le sujet en effet, et j'ai l'impression que c'est la première fois qu'il y a un écho national un peu plus fort à cette histoire.
On le sait maintenant, les premiers camps de concentration ont été construits en Namibie en 1904, pour exterminer les Héreros. Ce sont des camps à l'architecture similaire à ceux que les nazis mettront en place plus tard: des baraquements en bois, des fils de fer barbelés, des déportés tatoués, rachitiques, obligés de travailler de façon très dure. Il n'y avait pas de four crématoire, les héréros étaient directement pendus.
Des expériences médicales ont été conduites par un monsieur bien connu maintenant, le docteur Hoegen Fischer, qui aura plus tard pour bras droit Joseph Menguele qui sera le futur bourreau d'Auschwitz. On retrouve en Namibie un second personnage important, confirmant ainsi que tout a débuté en Namibie, c'est Goëring, le gouverneur de la Namibie, père du futur bras-droit d'Hitler.

Image
Serge Bilé

Vous parlez également des lois de Nuremberg dont on a toujours pensé qu'elles étaient rédigées pour les juifs, vous affirmez qu'elles visaient aussi et surtout les noirs

On l'oublie souvent, mais les allemands avaient des colonies, et beaucoup de noirs ressortissants de ces ex-colonies vivaient en Allemagne avant-guerre, et quand la guerre a éclaté, de nombreux afro-allemands qui ne connaissaient que l'Allemagne et aucun autre pays, ont vu leurs passeports retirés, les étudiants se ont été exclus des cours, ils se sont fait interdire de service militaire, quand à son arrivée au pouvoir Hitler a fait voter les fameuses lois de Nuremberg. Ce ne sont pas les seules humiliations qu'ils vivent puisque les males sont stérilisés, ceux qui violent les lois de Nuremberg qui interdisaient les rapports entre aryens et noirs sont systématiquement envoyés en camp de concentration. C'est comme ça que dès 1933-1935 certains sont déportés, même si les tous premières déportations datent de l'arrivée au pouvoir d'Hitler en 1933 qui veut se venger de la honte noire vécue lors de l'occupation de la Rhénanie après la défaite de 1914-1918 qui a vu la Rhénanie occupée par des soldats noirs: pour Hitler ils ont souillé le sol rhénan.
De surcroît, des relations entre ces soldats et des allemandes sont nés 800 enfants métis.
Quand Hitler arrive au pouvoir il fait stériliser les enfants et envoie la moitié d'entre eux en camp de concentration.


Image
Des noirs dans les camps de concentration nazis © www.serge-bile.com


Vous faites une distinction entre les noirs déportés d'autres pays comme la France pour faits de résistance, ou de communisme, alors qu'en Allemagne c'était du racisme pur et simple

En Allemagne une partie des "bâtard de Rhénanie" et de ceux qui enfreignaient les lois de Nuremberg étaient systématiquement envoyés en camp de concentration. Je me rappelle d'un afro-allemand qui venait du Tanganyka et qui a eu le malheur d'avoir une maîtresse allemande qui est tombée enceinte, et qui est allé à la mairie pour déclarer l'enfant: il a été immédiatement arrêté et déporté.

Les autres noirs ont été arrêtés soit parce qu'ils étaient résistants, soit parce qu'ils étaient communistes, et on oublie souvent que les noirs ont joué un rôle important pendant la seconde guerre mondiale.


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Déporté allemand d'origine camerounaise (dans le documentaire de Serge Bilé)


Sait-on combien de noirs sont passés par les camps de concentration, et combien en sont sortis vivants?

Aucun historien ne s'étant penché sur le sujet des noirs en camp de concentration, aucune estimation n'a jamais été faite sur le sujet. Au moment de la seconde guerre mondiale, à l'exception d'Haïti, de l'Ethiopie et du Libéria il n'existait pas de pays noir indépendant, les noirs ont donc été comptabilisés sous la bannière de leur puissance coloniale. Rien ne permet par exemple de distinguer un noir français déporté d'un breton déporté.
John William par exemple qui est un déporté franco-ivoirien ne peut pas être distingué d'un déporté juif.
J'ai fait un travail d'extrapolation à partir du nombre d'afro-allemands qu'il y avait avant la guerre en Allemagne, et dans d'autres pays, j'estime à titre personnel qu'il y aurait eu entre 10.000 et 30.000 déportés noirs, et j'espère que ce sera étayé un jour par un travail d'historien.
Combien ont survécu? Dans le nombre de cas que j'ai pu découvrir ou rencontrer, je connais une dizaine de survivants.


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John William


Le rôle des noirs pendant la guerre a longtemps été tabou en France, vous avez pourtant pu vous exprimer sur de grands médias français, comment expliquez-vous le regain d'intérêt de la France pour le rôle des noirs pendant la guerre?

Je suis agréablement surpris par l'enthousiasme qu'il y a autour du livre, pour lequel l'éditeur a été surpris par l'engouement et est en rupture de stock. Ce que je sais c'est que lorsque j'ai fait le film, pendant 9 ans et 10 mois, le sujet n'intéressait personne. J'allais avec mon petit film sous le bras, il était diffusé dans de petits festivals, aucune télévision n'en voulait, John William m'accompagnait de temps en temps et discutait avec le public.
Comment expliquer le succès de ça? Je n'en sais rien, mais je sais que l'histoire est toujours écrite par le vainqueur, et le vainqueur ne veut voir que sa propre souffrance et pas celle des autres, c'est aux gens qui sont concernés de se battre pour que leur souffrance soit reconnue, trop portés sur l'esclavage peut-être n'avons-nous pas prêté suffisamment attention à cette histoire nous-mêmes, ou à d'autres, comme ce qui s'est passé au Congo avec le roi Léopold. Il nous revient à nous, journalistes comme historiens, de nous pencher sur ces choses-là.
Simone Veil me disait récemment qu'il avait fallu 20 ou 30 ans aux déportés juifs pour se faire entendre. S'il leur a fallu 30 ans, nous qui pesons encore moins dans le monde, nous qui étions encore en esclavage avant la guerre, ce ne sera pas facile, mais même s'il est vrai qu'on ne nous a pas beaucoup aidés, c'est à nous de nous battre.


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Des images de "tirailleurs" au Camp de Thiaroye extraites du film "Camp de Thiaroye" (1988) de Sembène Ousmane
© http://r7a.free.fr


Les soldats africains ont pris part à la guerre dans les mêmes conditions que les autres, mais le problème de leurs pensions reste cruellement ouvert

Je rappelle dans le livre que dès la fin de la guerre, il y a eu des révoltes des soldats africains parce qu'ils n'avaient pas la même solde que les soldats français "de souche", ils ont dénoncé ces injustices, plusieurs d'entre eux ont été rappatriés en Afrique, notamment au Sénégal, et c'est comme cela qu'il y a eu le massacre du camp de Thiaroye ([a2 info991.html voir article), dont je parle également.
Cette histoire d'injustice date de ce moment, et je trouve que l'attitude de la France est injuste, pour ces gens qui ont donné tout leur coeur, tout leur amour, tout leur sang, pour ce pays, et ils méritaient mieux que ça.

Dans ces moments il faut une posture honnête, et la France n'a pas été honnête vis-à-vis de ses tirailleurs africains, parce que les antillais ne connaissent pas ce problème, elle aurait pu faire un geste pour que les pensions de ces soldats africains soient les mêmes que les soldats français après l'indépendance, parce que le sacrifice qu'ils ont fait le méritaient. Ca tombe sous le coup du bon sens et de l'honnêté."

http://www.grioo.com/info3912.html

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Concernant les Hereros, ces fameux colons blancs chers à Karras :


Projection-Débat: les camps de concentration en Namibie: le bilan
13/06/2005
Le 7 Mai dernier, l'association Diaspora Afrique organisait une projection suivie d'un débat sur les camps de concentration créés par les nazis en Namibie. Grioo.com y était pour vous

Par Antoine Garnier



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Femmes et enfants Hereros déportés vers les camps


C’est le samedi 7 mai à 14 heures qu’a réellement débutée la projection-débat consacrée au génocide en Namibie perpétré par les colonies allemandes à travers la mise en place de camps de concentration entre 1904 et 1907.
En ces temps de réclamations et autres tentatives de négationnisme, il était intéressant de venir écouter s’exprimer des personnalités témoigner de la souffrance et du combat entamé pour que soit connue/entendue/reconnue leur histoire tragique et méconnue.

Quiconque s’intéresse un tant soit peu à la problématique du génocide sait aujourd’hui que la Namibie a été le tout premier terrain d’expérience des nazis, que dans leur folie meurtrière, ils ont utilisé des pratiques d’une cruauté rare pour faire disparaître avec une sauvagerie inédite les habitants de ce pays.

Le documentaire de C. Erichsen «100 Years of Silence», permet de mieux cerner l’importance de l’état d’esprit qui a eu cours et de ses réminiscences chez les descendants allemands et les Namibiens, des restes d’une culture de la guerre et de l’abomination, de l’humiliation, de l’ignorance – feinte ou réelle - mais de la suffisance aussi.


Image
Exhibition de prisonniers Hereros (noté bien leur carnation blanche de batave type)


C’est la gorge nouée que l’on écoute un Allemand justifier la vente de souvenirs du 3ième Reich après avoir appris que l’on tranchait les mains et les têtes pour en faire des trophées, regarder la marche hésitante de vieux combattants namibiens habillés de vestes militaires du siècle dernier, observer le stress d’une métisse héritière involontaire d’une peau qui lui rappelle constamment l’horreur, constater la différence d’entretien entre un cimetière allemand et namibien, cette barrière invisible et pourtant haute et réelle entre les deux communautés.

On ne peut que féliciter le travail de la partie organisatrice, Diaspora Afrique, jeune association loi 1901, sans moyens mais très active, qui a pourtant invité à la table du débat Kaime Riruoko, chef traditionnel héréro et député du Parlement namibien, le professeur Mburumba Kerina, député au Parlement (à l’origine du nom Namibie) accompagné de Phil Musolino (avocat conseil des Héréros contre les sociétés occidentales ayant collaboré au génocide des Héréros et des Namas) qui nous expliquait pourquoi et comment avoir porté l’affaire sur le terrain américain quand d’autres juridictions se déclaraient incompétentes.


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Von Throta


On apprit aussi l’existence et la réimpression du Livre Bleu, un document datant de 1916 et détaillant les atrocités allemandes qui était devenu introuvable…identifier Von Throta, l’auteur de l’ordre d’extermination, la stratégie consistant à affamer réprimer, acculer à mourir dans un désert de faim et de soif,….

Beaucoup d’émotion et une somme d’informations proposées via énorme travail d’enquête et de détermination par les membres de l’association menée par Brima Conteh et qui a pour vocation la connaissance historique et scientifique de l’Afrique à travers un indispensable travail de mémoire, la même qui nous avait déjà proposé la projection débat sur les victimes noires du nazisme avec John William survivant d’Auschwitz et Serge Bilé, auteur de « Noirs dans les camps nazis».

On peut regretter qu’elle se soit tenue le même jour qu’une autre manifestation et ait poussé ses participants à choisir alors que leur étaient offertes deux sources d’informations complémentaires, l’histoire de la traite négrière à la Maison des Mines et des Ponts et Chaussées.

Pour plus d’informations.
Diasporaf2005@aol.com
Contact 0675519998 ou 0616171901 "

http://www.grioo.com/info4873.html


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"Les Hereros réclament des indemnités de Berlin pour leur génocide au début du siècle dernier
15/08/2004

Cent ans après le massacre de la tribu Hereros par les troupes coloniales allemandes, le peuple semi-nomade demande des réparations financières

Par Rédaction Grioo.com


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La ministre allemande de la coopération


A l'occasion du centenaire d'un massacre perpétré par les troupes coloniales allemandes et considéré comme le premier génocide du XXe siècle, l'ethnie Herero de Namibie a engagé samedi une ministre allemande à accepter le principe de dédommagements de la part de Berlin.

Le chef Herero Kuaima Riruako a déclaré à des milliers de partisans qu'il avait jeté le texte d'un discours préparé à l'avance après avoir entendu Heidemarie Wieczrorek-Zeul, ministre de la Coopération et du développement, reconnaître la responsabilité de l'Allemagne dans le massacre de 1904.

"Je n'ai pas pu le lire, parce que ce qui venait d'être dit ici m'a apaisé", a-t-il lancé aux quelque 7.000 personnes rassemblées dans un domaine agricole en bordure du désert du Kalahari, à 350 km au nord-est de Windhoek, la capitale.

"Je suis ici pour témoigner des excuses et de la reconnaissance de culpabilité du gouvernement allemand. Je ne suis pas ici pour refuser ces excuses. Il doit maintenant y avoir un dialogue pour achever ce qui reste inachevé."

L'Allemagne, dont la Namibie reçoit la part la plus importante de l'aide au développement destinée à l'Afrique, a exprimé ses "profonds regrets" au sujet des massacres qui se soldèrent par 65.000 morts environ au cours de la répression d'une révolte des Herreros, communauté d'éleveurs semi-nomades.

Berlin n'a cependant pas formulé d'excuses officielles, une telle initiative pouvant renforcer les arguments de ceux qui réclament des indemnités que l'Allemagne refuse de verser.

Les atrocités en cause remontent à une époque trop éloignée pour que des poursuites civiles soient engagées en Allemagne. Une action en justice engagée aux Etats-Unis pour le versement d'un montant de quatre milliards de dollars semble avoir peu de chances d'aboutir.


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Les femmes Hereros dans leur tenue traditionnelle


Entourée par un groupe de Hereros enchaînés par le cou et par des descendants de femmes violées par des soldats allemands, Wieczorek-Zeul a prononcé un discours en forme d'excuses.

"Je suis douloureusement consciente des atrocités commises (...) Je célèbre avec respect la mémoire de vos ancêtres qui sont morts en combattant l'oppression allemande", a-t-elle dit.

"Nous, Allemands, reconnaissons notre responsabilité historique et morale et la culpabilité contractées par les Allemands à cette époque (...) Aussi, comme le dit le Notre Père qui nous est commun, je vous demande de pardonner nos offenses."

Au moment où elle prononçait ces mots, plusieurs membres de l'assistance se sont écriés: "Où sont les excuses ?"

"Tout ce que j'ai dit dans mon discours constituait des excuses présentées pour les crimes commis sous le régime colonial allemand", a répliqué la ministre, saluée par quelques applaudissements.

Son discours faisait suite à une cérémonie colorée durant laquelle de nombreux Hereros circulaient à cheval tandis que d'autres défilaient en robes longues ou en uniformes militaires coloniaux allemands.

"Comment l'Allemagne va-t-elle concrétiser ses excuses ? Une forme de réparation est nécessaire, il faut défaire l'injustice", a déclaré Kaiere Mbuende, membre de l'ethnie Herero et ancien représentant du gouvernement.

Les Hereros s'étaient révoltés durant la colonisation du Sud-Ouest Africain par l'Allemagne. Selon une nouvelle édition du rapport établi en 1918 par le gouvernement britannique sur l'occupation allemande, les colons s'emparaient des terres et du bétail, violaient des femmes, lynchaient des hommes et traquaient les Hereros en les qualifiant de "babouins".

"Je me considère comme une Namibienne", déclare Michaela Hubschle, agricultrice d'origine allemande. "Je soutiens sans réserve l'idée des réparations - les excuses de la ministre sont importantes, mais il doit y avoir un dialogue", a-t-elle dit à Reuters.

L'Allemagne, qui a versé des milliards aux victimes de l'Holocauste, fait valoir que les Hereros ne peuvent prétendre à des indemnités parce qu'il n'existait pas de lois internationales sur la protection des populations civiles à l'époque considérée.

Wieczorek-Zeul doit aussi s'entretenir du développement régional avec le gouvernement namibien et rencontrer des représentants des Hereros"

http://www.grioo.com/info2883.html


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Re: Recherche titre de livre ( Soundjata help )

Messagepar Soundjata » 24.06.2005 - 07:34

karras a écrit:En fait, les premiers camps de concentation sont l'oeuvre des espagnols lors de la guerre de Cuba en 1895-1898. Les prémisses de Guantanamo, finalement ... :?
et puis n'oublions pas l'ouverture des premiers goulags sous Lenine en 1923 :roll:
Ainsi que le gazage (au soufre) des esclaves marrons sous Napoléon.
Décidément, le méchant moustachu n'a rien inventé.
Si possible je vous produirais des extraits du livre de Serge Bilé, qui malgré tout le bien qu'on en pense aura fait l'objet d'attaques bas de plafond, notemment via un article du monde honteusement intitulé "Les nazis n'ont pas déporté les Noirs" où l'on s'y est mis à trois historiens pour casser notre journaliste.

"Serge Bilé répond à une tribune libre du journal Le Monde
22/03/2005

Mis en cause dans un tribune libre écrite par trois historiens belges et publiée par le quotidien Le Monde accessible sur Internet, contestant la réalité de la présence de noirs dans les camps nazis, le journaliste Serge Bilé a demandé et obtenu un droit de réponse de la part du quotidien, droit de réponse que nous publions in extenso

Par Rédaction Grioo.com


Les nazis ont bel et bien déporté les Noirs

J’ai lu avec intérêt les critiques que vous avez publiées dans Le Monde, daté du Dimanche 20 - Lundi 21 Mars 2005, sur mon livre Noirs dans les camps nazis. Je constate que vous avez écrit à trois mains pour en traquer les moindres erreurs, c’est dire l’importance que revêt implicitement à vos yeux cet ouvrage dont vous cherchez, par des raccourcis tendancieux, à minimiser, en vain, la portée.

Je n’ai pas la prétention d’être un historien. Je ne suis qu’un modeste journaliste, attaché à une écriture simple, claire et précise, susceptible d’être comprise par tous. Un journaliste qui n’a, d’ailleurs, pour seule ambition que de rappeler, justement, aux grands historiens que vous êtes, qu’ils ont « étrangement » oublié de mentionner, au cours de ces soixante dernières années, que des Noirs ont été, eux aussi, déportés dans les camps de concentration !

Vous dites que mon ouvrage fait une large place au génocide des Hereros, aux crimes coloniaux et aux violences nazies, et n’aborde la question des Noirs dans les camps nazis que dans son dernier tiers. C’est oublier que le drame vécu par les Noirs, dans ces camps de concentration, a une histoire bien différente de celle des juifs. Il importait donc d’en retracer la chronologie en rappelant le précédent namibien et tout ce qui s’est passé ensuite jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

Vous savez pertinemment, comme moi, que les horreurs infligées aux Noirs, tout au long de l’Histoire, ont participé à ce qu’il est convenu d’appeler la « banalisation du mal ».

D’ailleurs, l’un d’entre vous, en l’occurrence Joël Kotek, a lui-même écrit, en conclusion d’un article fort instructif sur le génocide des Hereros, consultable sur internet (http://www.lautresite.com/new/edition/explo/hereros), cette phrase qui rejoint pleinement ma démarche : « La Shoah, c’est l’enseignement qui pourrait être tiré des lignes qui précèdent, semble s’expliquer autant par une tradition antisémite proprement européenne que par l’expérience corruptrice née du colonialisme. En renforçant le mythe de la supériorité de l’Homme blanc et, par là, légitimé l’usage de la violence extrême contre tout ce qui n’était pas lui, l’expérience coloniale a préparé les pires catastrophes du XXème siècle. La brousse annonce les horreurs de la Guerre de 14-18 et du génocide nazi. »

Vous dites encore, à propos justement des Hereros, que j’affirme que l’expression « camp de concentration » a été créée en Namibie, alors qu’elle existait, déjà, à Cuba, six ans plus tôt. Mais ce n’est pas ce que j’ai écrit ! J’ai écrit, précisément, que le terme, en allemand, « Konzentrationslager » a été utilisé, pour la première fois, dans un télégramme de la chancellerie daté du 14 janvier 1905. Et, naturellement, pour ceux qui ne comprennent pas l’allemand, j’ai donné la traduction de ce terme, à savoir … camp de concentration.

Vous dites que les Hereros ne furent pas tatoués, mais seulement obligés de porter autour du cou un collier immatriculé. Etonnant, quand on sait que vous même, Joël Kotek, vous avez, dans ce fameux article sur les Hereros, paru sur internet, écrit ceci : « Dorénavant, tout Herero qui se rend aux autorités ne doit plus être abattu mais considéré comme astreint aux travaux forcés. Il sera marqué des lettres GH pour "Herero capturé" (gefangene Herero) ».

Vous me faîtes également dire que Heinrich Goering était encore gouverneur de la colonie lors du génocide des Hereros. C’est absolument faux ! J’ai écrit que Heinrich Goering a été le premier gouverneur de la Namibie en 1884, qu’il a démarré la répression mais que le massacre en lui-même des Hereros a été conduit, vingt ans plus tard, par le général Lothar von Trotha.

Mieux, je souligne, plus loin, au chapitre « Neg Doubout » consacré à Haïti, que Heinrich Goering, qui « avait » précédemment « servi et surtout sévi en Namibie, est consul d’Allemagne à Port-au-Prince » en… 1890. Si avec ça, vous n’avez pas compris qu’il n’était plus là, au moment du génocide, c’est à désespérer !

Vous dites, par ailleurs, que le chapitre sur le « kapo noir » d’Auschwitz, parle peu de ce dernier, au profit de généralités sur le fonctionnement du camp et la révolte du Sonderkommando.

C’est oublier, une fois de plus, que ce livre s’adresse à un grand public et que certains lecteurs ne sont pas vraiment au fait de l’histoire des camps de concentration. Beaucoup d’entre eux m’écrivent et m’avouent, sincèrement, que c’est la première fois, parce qu’ils se sentent directement concernés, en tant que Noir, qu’ils achètent un livre sur ce thème. Je m’honore d’avoir fait, à leur intention, ce qu’on appelle de la pédagogie.

Vous me reprochez, dans ce même chapitre, d’avoir rédigé, à la première personne, le témoignage d’un rescapé d’Auschwitz sur ce fameux « kapo noir », alors que j’indique, moi-même, en fin d’ouvrage que ces propos m’ont été confiés par le fils de ce déporté. Ce fils, Alain Kahn a, en fait, écrit, il y a quelques années, un livre où il raconte, à la première personne, la déportation de son père, à partir de conversations précises qu’il a eues avec lui. J’ai trouvé le procédé original et j’ai demandé à Alain Kahn le droit de reproduire, de la même façon, ces extraits, qu’il a enrichis à partir de ses notes et souvenirs.

Vous dites, enfin, que les lois de Nuremberg visaient exclusivement les juifs. Mais c’est inexact, puisque, comme vous le savez, il y avait plusieurs textes et que ce sont, en fait, les décrets d’application qu’il faut prendre en compte. Tenez, par exemple, la loi sur la citoyenneté du Reich, qui protège le sang et l’honneur allemand et qui interdit les mariages mixtes.

L’additif à cette loi, du 26 novembre 1935, stipule que « ces personnes devront aussi prouver leur origine allemande, soit par un acte de naissance, soit par un acte de mariage des parents, ou tout autre document. Cela s’applique particulièrement à ceux qui, même s’ils sont allemands, ont à l’évidence, une fraction de sang étranger, comme par exemple du sang nègre, même si cela n’est pas mentionné dans leurs papiers. C’est le cas, en l’occurrence, des bâtards nègres du temps de l’occupation de la Rhénanie ». (1)

Dois-je, par ailleurs, vous rappeler ce que vous connaissez déjà, à savoir que même si les Noirs n’avaient pas d’étoile dans les camps, ils n’étaient pas moins pour Hitler et les nazis que de vulgaires « animaux », comme l’a, si justement, indiqué, sur toutes les chaînes de télévision, le rescapé franco-ivoirien, John William, en parlant de sa propre expérience, au camp de Neuengamme, où il se trouvait.

Il y a, cependant, dans les remarques que vous me faîtes, une erreur que je me dois de vous concéder. Il s’agit, en fait, d’une erreur… typographique : Rudolf Hoess au lieu de Rudolf Hess.

Vous me permettrez, en retour, de vous indiquer, qu’il n’est écrit nulle part, dans mon livre, que les nazis avaient un plan de déportation pour les Noirs d’Europe. Inutile donc de le laisser croire !

Vous me permettrez, également, de m’étonner du titre même, à l’emporte-pièce, de votre tribune : les nazis n’ont pas déporté les Noirs. Titre, pour le moins, tendancieux, puisque, vous finissez par reconnaître, vous-même, plus loin, qu’« il y eut bien des Noirs dans les camps nazis ».

Or, pour autant que je sache, c’est bien par le mot « déporté », qu’on qualifie aujourd’hui toute personne, quelle qu’elle soit, qui a été envoyée dans ces camps ?

Je n’avais jamais pensé, en rappelant que des Noirs avaient été déportés dans les camps de concentration, que cela déclencherait une telle charge ! Je n’avais pas imaginé que ce travail, entrepris il y a dix ans, allait devenir objet de polémique. Lorsque j’ai réalisé en 1995 un documentaire sur le même sujet, je n’ai essuyé aucune critique. Et dire que ma seule intention était de redonner à ces hommes et ces femmes, depuis trop longtemps oubliés, leur juste place, si minime soit-elle, dans cette tragédie !

Enfin, puisque vous évoquez, aussi, l’esclavage, en pointant habilement la traite « orientale » pour dédouaner un peu plus la traite occidentale, comme c’est la mode en ce moment, que devrais-je dire, moi qui suis Français et noir, lorsque je vois qu’on organise, ici et là, des débats sur ce thème, sans que ne soit convié aucun historien antillais ou africain ?

Non, il faut en finir avec cette désastreuse « concurrence des victimes ». L’esclavage n’appartient pas aux Noirs, pas plus que la Shoah aux juifs, ou le génocide de 1915 aux Arméniens. Nous sommes tous, de près ou de loin, dépositaires de ces crimes contre l’Humanité !

Je crois, sincèrement, qu’on ne pourra vivre, ensemble, réconciliés, demain, que si chacun d’entre nous, se sent concerné par la mémoire et l’histoire de l’autre. Il nous faut, plus que jamais, faire de toutes ces fraternités de douleur, une fraternité de couleur.

Serge Bilé


(1) Theodor Michaël, dans le documentaire Noirs dans les camps nazis (1995). "


http://www.grioo.com/info4358.html

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Autre coup d'éclat avec les tentatives de destabilisation lors de la remise de prix France Télévision qui devait normalement revenir au livre de Serge Bilé cette année. Nous en avions déjà eu des échos, mais s'il est enfin décidé à porter l'affaire en justice :


"Serge BILE dépose plainte contre France Télévisions

Mes cher (e) s ami (e) s,

Je tenais tout d’abord à vous remercier pour le soutien que vous m’avez apporté dans les moments difficiles que j’ai bien involontairement traversés ces dernières semaines et pour la clairvoyance que vous avez manifestée face à des attaques injustes et mesquines contre mon livre.

J’ai laissé passer la tempête parce que je ne voulais surtout pas contribuer à salir toute la phase de commémorations du soixantième anniversaire de la fin des camps.

Aujourd’hui, les passions étant apparemment retombées, je me devais de vous faire le point de ce que j’ai vécu et de ce que je compte faire et qui tient un seul mot : procès !


J’ai effectivement chargé mon avocate, Maître Aïcha Condé, de porter plainte contre France-Télévision pour avoir faussé les résultats de son Prix littéraire en mettant en cause mon livre alors qu’il était en tête au premier tour.

La plainte est étayée par les témoignages et documents que je me suis procuré. Maître Aïcha Condé publiera un communiqué dès qu’elle aura entamé son action.

J’ai jusqu’ici subi, les attaques d’un historien-idéologue, Joël Kotek. J’ai répondu aux critiques qu’il a formulées avec deux autres historiens dans le journal Le Monde contre mon livre.

J’ai subi également, sans broncher, les attaques d’une historienne-idéologue, Annette Wievorka qui a expliqué devant témoin (sa lettre est aux mains de mon avocate) à Bernard Pivot, après la délibération du jury, que "Noirs dans les camps nazis" était "un livre de propagande pour les Noirs".

Les organisateurs du Prix France-Télévision ont avancé pour tenter de le discréditer que mon livre faisait l’objet d’une expertise par deux historiens allemands, Christine Alonzo et Peter Martin. Eh bien vous trouverez ci-joint le mail que ces deux historiens allemands m’ont envoyé il y a un an pour me... féliciter pour mon film "Noirs dans les camps nazis".

Il va sans dire, et je l’ai suffisamment répété que mon livre est le fruit d’un travail de journaliste et qu’il n’a pas la prétention d’être parfait.

Je n’ai fait qu’ouvrir un chemin et n’ai pas d’autre souhait que de voir des historiens (non pas des idéologues) reprendre le flambeau, enrichir, compléter, voire infirmer ce que j’ai essayé modestement de faire.

Ma démarche méritait ce minimum de respect. Je l’ai obtenu auprès du public, des médias et même des profs d’histoire. C’est la même attitude et non pas l’infamie que j’attendais des organisateurs du Prix France-Télévision...

J’avais annoncé, au lendemain de ce Prix que si je recueillais suffisamment d’éléments pour porter plainte, je le ferais. C’est le cas aujourd’hui, donc je le fais !


Cordialement


Serge Bilé"

http://www.collectifdom.com/article.php3?id_article=470


Visiblement il aura retenu la leçon.



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Messagepar snake_7 » 24.06.2005 - 12:09

Merci pour toutes vos precisions 8) :wink: :)
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