Hop là
Si vous vous demandez qui est le type qui mate en DVD la première saison de
24 six bonnes années après sa sortie, bah c’est moi.
En fait, j’ai attendu que le buzz retombe un peu. Par pur esprit de contradiction, je n’avais pas envie de voir LE truc dont tout le monde parlait.
Bref, je viens juste de terminer le visionnage intensif de la première saison de
24.
Il va y avoir des petits spoilers sur la saison 1.
Alors, c’est un programme fort sympathique mais je le trouve quand même assez surestimé.
Déjà, le concept de temps réel n’est pas poussé à fond.
Je m’explique : si j’avais eu à décider de la forme de la série, j’aurai fait des épisodes de précisément soixante minutes (sans le générique) et le spectateur aurait constamment suivi Jack Bauer.
Une sous intrigue à montrer ? No problemo, on fait un joli split screen avec le héro qui continue à faire ce qu’il a à faire de son côté (mais on coupe le son) et l’autre action en face (qui, elle seule, est audible).
Jack veut pisser un bol ? On le voit dans les WC hommes en train de papoter avec un collège pendant qu’il se vide la vessie.
Là, c’est bancal, on se retrouve avec un certain nombre de flashs forward qui comblent la différence entre la durée d’un épisode et une heure réelle. Maladroit …
Autres défauts (mais, je le répète, la série est bien ) :
- La surabondance de rebondissements (je pense surtout aux nouvelles mésaventures de Teri et Kim Bauer après leur libération) qui finit par décrédibiliser une bonne part des péripéties.
- Les coïncidences et autres recoupements narratifs gros comme une maison (quand Jack marche dans une crotte de chien, faut absolument que ce soit le clébard qui a mordu les couilles de son coéquipier lors d’une mission en Afghanistan il y a sept ans).
- Des éclats de violence trop propres alors que la série aurait réclamé un bon degré d’âpreté.
- Quelques sujets secondaires « sitcom »: les problèmes de couple chez les Bauer et les Palmer, la romance à deux balles entre Kim et son jeune ravisseur.
Voilà, sinon ça reste assez prenant, notamment parce que l’on imagine bien que les personnages sont hyper crevés à cause du manque de sommeil.
Bon climat de suspicion aussi.
J’ai bien aimé le côté nuit / jour / nuit (complètement nécessité par le concept mais très plaisant à l’image, faut le souligner).
Je me tâte pour voir les autres saisons car il me semble que la première est souvent considérée comme la meilleure et que l’emploi du split screen a été pas mal zappé par la suite.
Avec ce que je viens de raconter, vous me conseillez la suite ou pas
