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Ni pour ni contre (bien au contraire)

Posté : 06.09.2003 - 06:16
par Colonel Kurtz
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Whaowwwwwwwww !!
Sensationnel ,vraiment .
J'avais des à-priori sur Klapisch ,je le pensais incapable de faire autre chose que des films démaguo ,mais sympathiques,gentillement dans l'air du temps et calibrés pour plaire aux fans de Manu Chao et bam la claque . :tetemur:
Il signe un polar ,qui comme son titre le précise se détourne de toute morale ou positionnement quelconque :il brosse avec beaucoup d'énergie et de finesse le portrait d'une bande de truands jouant aux Affranchis,enchainant petits coup sur petits coups avec décontraction mais une volonté farouche de se faire une plaçe au soleil ;ils croisent le chemin d'une caméraman solitaire et empruntée qui voit s'ouvrir devant elle la porte vers une nouvelle vie,comme au cinéma .....
Evasion donc ,nouvelle vie,nouveaux défis ,nouveaux enjeux,l'appat du gain toujours plus grand,l'adrenaline,l'excitation du danger elle-aussi crescendo,le grand coup qui se prépare,tout ça est décrit avec beaucoup d'exactitude mais c'est surtout sur l'amitié,les liens très forts unissant les personnages que s'attarde Klapisch ,ils leur redonne l'humanité que le statut de personnage de truand enlève souvent,car ça claque pas assez forçémment .
C'est tendre et aussi franchement comique à l'occasion (le scène du resto avec le gamin est vraiment top),bien mené,et puis grave,ultime teinte,dernière note de cette histoire tranche de vie qu'on a souvent filmé mais pas toujours avec tant de justesse,d'équilibre, dans les émotions .
La trajectoire du perso subtilement ,impeccablement,interprété par Marie Gillain (ça rappelle un peu l'Appat d'ailleurs), est étonnante; celle du truand témeraire du perso joué par Vincent Elbaz,exceptionnel, beaucoup moins ,mais le bonhomme apporte une telle forçe de conviction et un tel charisme (sans déc ,j'ai :eek: ) qu'on en reste ébahi,désarçonné,conquis .L'étrange relation qu'ils nouent est elle aussi assez originale,passionnée donc;un autre atout d'un film qui réussit à décaler les usages d'un genre pourtant hyper-codé sans perdre de vue son intrigue.
Le reste de la distribution tient solidement sa plaçe .

Un très bon film à vrai dire ,dont la réussite renvoye notamment dans mes souvenirs du genre,à celle de Sur mes Lèvres l'année dernière .
Un vrai bonheur,j'ai adoré . :wink:

Posté : 07.09.2003 - 14:59
par Invité
yopla, j vais rate ce post, j ai effectivement adore aussi, je vous le conseille. :wink:

Posté : 07.09.2003 - 17:38
par Colonel Kurtz
Merci Troti,je commençais à me sentir seul ! :D :wink:

Posté : 08.09.2003 - 10:30
par Zorg
Mais non t'es pas tout seul Colonel. Tiens, la preuve, t'as plein de supporters qui ont voté pour toi aux élections cantonales...

Enfin sinon pour en revenir au sujet, j'ai trouvé Ni pour ni contre fort sympathique. Un ptit polar sans trop de pretentions bien noir par certains cotés. Le personnage de Marie Gillain en étant l'exemple le plus probant. La fin du film est d'ailleurs assez excellente et bien dans cet esprit.

Posté : 12.09.2003 - 22:53
par Commissaire Juve
Pas tellement accroché... difficile d'être en empathie avec les personnages. Celui de Marie Gillain, peut-être... Mais, quand on y pense, il (le personnage) craint bien aussi sur le plan moral. :?

Il y a aussi le mec qui tient la boîte de nuit qui finit par être attachant.

Dans un registre similaire, j'ai préféré A la petite semaine (avec Gérard Lanvin).

Posté : 13.09.2003 - 14:35
par Zorg
Commissaire Juve a écrit :Pas tellement accroché... difficile d'être en empathie avec les personnages. Celui de Marie Gillain, peut-être... Mais, quand on y pense, il (le personnage) craint bien aussi sur le plan moral. :?

Il y a aussi le mec qui tient la boîte de nuit qui finit par être attachant.

Dans un registre similaire, j'ai préféré A la petite semaine (avec Gérard Lanvin).
C'est justement là le propos du film. Le personnage de Mari Gillain est de toute évidence le plus amoral du film, y'a qu'a voir la conclusion et le dernier plan du film pour s'en rendre compte.

Les gangsters sont des "employés modèles". J'entends par là qu'il vivent dans le milieu depuis toujours, se connaissent depuis le berceau et forment une belle et grand famille de gangsters de milieu de gamme. (sortre les kleenex :mrgreen:). L'arrivée de Marie Gillain dans le groupe provoque l'implosion. C'est elle qui est sans foi ni loi, et qui n'hésite pas une seule seconde à tous les planter pour se barrer avec le pognon.

Posté : 13.09.2003 - 14:59
par Colonel Kurtz
Putain Zorg tu balançes un petit peu la fin là quand même !! :lol: :roll: :o :eek:

Posté : 13.09.2003 - 16:13
par Commissaire Juve
Zorg a écrit :L'arrivée de Marie Gillain dans le groupe provoque l'implosion. C'est elle qui est sans foi ni loi...
Je l'avais bien compris ! :lol: En fait, je pense que j'ai eu plus de complaisance pour son personnage parce que c'est une (jolie) fille. :roll: :wink:

Cela dit, le personnage de Vincent Elbaz n'est pas hyper sympa. C'est quand même une "grosse frappe".

Posté : 13.09.2003 - 16:24
par Colonel Kurtz
Commissaire Juve a écrit : Cela dit, le personnage de Vincent Elbaz n'est pas hyper sympa. C'est quand même une "grosse frappe".
C'est un dur,oû en tout cas il prétend à en devenir un .
Le film est dominé par cette fixation qu'ont les personnages d'ambitionner une meilleure position sociale (le monde des gangsters n'étant pas exclu comme cellule sociale d'ailleurs),et c'est pas par hasard si la seule qui n'a pas d'idéal,qui réagit par impulsion,instinct,soit Marie Gillain .
De ça peut s'expliquer le dénouement .

V.Elbaz est très attachant,j'ai trouvé ,et quoi qu'il en soit sa prestation m'a beaucoup impressionné,mélange d'assurance et de (bravades ?)témerité .

Posté : 15.09.2003 - 00:54
par peter wonkley
je viens de le mater et effectivement c un xxxlent film ! et une xxxlente b.o.