Son coeur s'est donc arreté de battre ,fatigué de battre à deux temps,qui s'entrechoquent .
Le temps d'un père roublard,petit escroc sans envergure,le temps d'une mère artiste juqu'au boutiste ,morte de son art .
Ce coeur doit trouver son rythme pour rebattre .
Et la vie reprendre .
Voià une façon de présenter le film ,un film éclectique dans la forme (visuelle,sonore),les émotions,électrique (voir la composition à fleur de peau de Duris,impressionnant),intense .
Comme
Sur mes lèvres ,il y a du poids ,de l'intensité et de la qualité dans le jeu,les dialogues .
Signant un très beau film sur les affres de la filiation,Audiard pense à son père pour soigner chaque ligne de dialogue,avec son style : les mots de son père sont imagés et exponentielles ,les siens,directs,nerveux,ancrés dans le réel .
Film de coeur,donc de passion,mais films de mains aussi que Audiard suit avec fascination,douceur : des mains dansant sur un piano,des mains carressant une nuque,des mains pour supporter un père,une main en poing pour défonçer une gueule,des mains pour palper des billets,une main qui se serre à un bras ,une main qui broye des couilles ,une main qui gratte une allumette ,une main qui voltige dans le ciel ...
De belles images il me semble,dommage que tu n'y es pas été sensible M Rik.
Film brillant ,empreint d'un caractère personnel et bien trempé.
Du très costaud ,vraiment maximum respect putain .