Le corps de Melquiades Estrada, paysan mexicain, est retrouvé en plein désert, où il a été rapidement enterré après son assassinat. Par qui ?
Pete Perkins, contremaître de la région et meilleur ami de Melquiades, va mener lui-même l'enquête que les autorités locales refusent d'assumer. Seul garant, dans cette étrange région du Texas, d'une réelle humanité, il va découvrir le meurtrier, lui faire déterrer le corps et offrir à son ami le plus beau voyage de sa vie, vers une sépulture honorable dans son Eldorado natal, le Mexique.
Il va aussi offrir à son assassin une magnifique leçon sur la vie des hommes, le sens des valeurs, le respect de la vie.
Réalisé par : Tommy Lee Jones ( 1er film ) Avec : Tommy Lee Jones, Barry Pepper, Julio Cedillo Durée : 2h00 Date de sortie : ???
Produit par Mr Besson ...... ( non j' ai rien dit denouveau ) Le premier film de Tommy Lee Jones a fait sensation a Cannes ( Meilleur Scénario et Meilleur acteur ). Parmi ceux en compétition, ce n' est pas une de mes priorités, mais je pense que j' y jeterai quand meme un oeil a la sortie
Y' a t-il un lien pour une BA
"Le monde est un bel endroit, qui vaut la peine qu'on se batte pour lui,Je suis d'accord avec la seconde partie."
Je l' ai vu samedi soir
Partant avec une légère crainte quand meme, c' est Besson qui produit hein J' ai beaucoup aimé. Tommy Lee jones pour son premier film nous livre un film épuré, classe et profond. On reconnait dès les premières minutes la patte du scénariste Guillermo Arriaga (21 grammes). Le réalisateur prend son temps pour notre plus grand plaisir, nous fait découvrir une belle galerie de personnages et de paysages. Il arrive également à mélanger étonnament plusieurs genre drame/western et parsème son métrage avec pas mal d' humour (assez étonnant mais toujours bien placé) L' histoire est touchante et emmenée par de grands acteurs (Tommy Lee jones à une GUEULE )
Un très bon film
Note : 7.5/10
"Le monde est un bel endroit, qui vaut la peine qu'on se batte pour lui,Je suis d'accord avec la seconde partie."
Une scène résume bien le film : le héros (Tommy Lee Jones,barbu ,charismatique,sauvage) touchant au but de sa quête téléphone à la femme qu'il aime (sexy,insouciante) ,lui explique qu'il veut faire sa vie avec elle ,qu'elle doit tout quitter et venir avec lui sous le chaud soleil du mexique,y a un blanc dans la conversation ,genée elle lui avoue qu'elle n'a jamais aimé que son mari et qu'il n'a toujours été qu'un bon coup à tirer ,en somme qu'il n'avait rien compris ,elle raccoche ,jettant un regard absent dans le vide (on se rend compte qu'elle n'est ni belle,ni jeune,ni insouciante),lui s'en va saoul et hébeté (on se rend comte qu'il n'est pas si sauvage ,ni si charismatique mais qu'il est vieux et fatigué et qu'il n'est peut être pas un héros) .
Cette scène pourrait paraitre anecdotique et même preter à rire en d'autres circonstances ,elle est pourtant sublime et illustre le thème que poursuit Tommy L dans ce superbe métrage : la perte de repères,la perte d'idéal et la désacralisation généralisé.
En reprenant un canevas maintes fois développé par les grands maitres du western classique (Mann,Ford,Hawks) à savoir celui du justicier allant rechercher puis convoyer jusqu'au tribunal (ou gibet) le méchant outlaw,il sème justemment le trouble : le héros est-il vraiment un justicier ,le méchant est-il vraiment coupable , la quete poursuivi est elle juste ?
Il sème des pistes mais se garde bien de répondre ,et c'est de cette ambiguité,cette ambivalence que son film tire sa sincerité .
Il fait aussi le portait de personnages multiples mais si isolés arrachant une existence laborieuse au soleil et à l'ennui ,procédant par petites touches,des scènettes droles,dramatiques qui rapelleront le bestiaire des frères Coen notamment,en plus triste tout de même .
Et puis il y a l'importance du désert ,de la terre ,du texas ,monde sauvage à peine domestiqué ,terre de transit ,vers l'enfer ou le paradis on ne sait pas trop .
Tranchée naturelle (?) entre américains ,écoutant la radio espagnole sans la comprendre mais parce que c'est joli,et mexicains,fascinés par un soap hollywoodien qu'il ne comprennent pas plus ,rayonnant trait d'esprit .
Subtil le Jones et même plus que ça quand par des plans d'une profondeur irréelle il filme ces paysages monstrueux ...
Alors j'ai été très ému par ce film ,franchement très impressionné même,surtout par la première heure du métrage qui porte le sceau Inarritu ,à savoir une narration éclatée qui a le grand mérite de supprimer toutes les scènes de transition pour ne garder que le meilleur et de multiplier les angles de lecture;la fin du film, linéaire, est de fait moins brillante (parfaite) et subit même quelques longueurs mais reste de très haute tenue et le dénouement impose le plus profond respect .
Un film assez somptueux ,à tous niveaux (mention spéciale à l'excellent Barry Pepper ) .
Modifié en dernier par Colonel Kurtz le 03.12.2005 - 22:39, modifié 1 fois.
Il est vrai que, formellement surtout, ça reste un bon film mais c'est loin d'être le monument filmique auquel je m'attendais. Il manque la petite flamme qui, perso, m'aurait fait chavirer.
"If you don't know Jurassic Park, you don't know shit"
"Il a les yeux blindés"
"Now I've got a machine gun ho ! ho ! ho !"
"Are you gonna bark all day, little doggie, or are you gonna bite ?"
Comme je suis en mode full feignasse, je me contenterai de dire que je suis globalement derriere le Colonel.
Pas super ému, j'ai pas pleuré ni rien, mais C qd meme un superbe film, sans concessions et qui ne sombre pas dans la mievrerie ni dans la facilité, et qui illustre au passage l'âpreté (pour ne pas dire plus) des rapports entres américains et mexicains.
Ce qui m'a le plus frappé, c'est bien evidemment l'écriture ciselé d'Inarritu, qui apres Amores Perros et 21 grams nous réalise là une passe de trois absolument exceptionnelle.
Les themes sont proches, la structure narrative l'est encore plus, mais que cette "trilogie mexicaine" a de la gueule putain. Ca c'est du cinema d'auteur tourné vers le grand public comme on aimerait en voir plus souvent.
Modifié en dernier par Zorg le 09.12.2005 - 01:48, modifié 1 fois.