
Réalisé par Cameron Crowe
Avec Orlando Bloom, Kirsten Dunst, Susan Sarandon, Bruce McGill...
Sortie en salles le 2 Novembre 2005
Synopsis :
Chacun a droit à l'échec. Mais réussir un vrai fiasco, rater un projet de longue haleine auquel on croyait dur comme fer, ruiner d'un coup des centaines de vies, couler une boîte en 24 heures demande des dispositions particulières.
C'est l'exploit que vient d'accomplir le designer Drew Baylor en créant la chaussure de sport Mercury, une aberration dont le lancement imminent pourrait bien être le bide du siècle, avec une perte sèche annoncée de 1 milliards de dollars.
A trois jours de l'apocalypse, Drew reçoit un appel affolé de sa soeur. Leur père, Mitch, vient de mourir, et leur mère a sombré dans un tel état de confusion et d'agitation qu'elle est incapable de se rendre dans le Kentucky pour les funérailles. Il revient à Drew de régler les détails de la cérémonie avec la famille et les nombreux amis de la victime...
Mon avis :
Vous avez aimé Presque célèbre, Eternal Sunshine of the spotless mind, Garden state ou encore Ma vie en l'air ? Alors mélangez le tout, vous obtiendrez Rencontres à Elizabethtown... Le but içi n'étant toutefois pas de savoir s'il est meilleur ou moins bon que les films précédemment cités, mais juste de situer l'atmosphère du film. Je laisserais donc aux autres le soin de les comparer ou de dire que Elizabethtown est un sous Garden state... Depuis l'excellent Presque célèbre, Cameron Crowe fait partie de mes réalisateurs préférés et les références rock-folk s'inscrivant dans ses films sont sa grande marque de fabrique ! Sens du récit et sens du détail, Cameron Crowe nous offre une film d'une grande sensibilité où Kirsten Dunst tient le rôle de catalyseur. En effet, elle pétille de mille feux et sa moue, son charme, son humour est fort communicatif... On apprecie aussi de voir Orlando Bloom dans un personnage plus anecdotique, il accroche du coup une nouvelle corde à son arc et son interprétation tout en simplicité fait plaisir. Côté second rôle, on retient aussi la très belle prestation de Susan Sarandon. Emmené par une bande-son exceptionelle (le cd étant déjà sur ma shopping list), Rencontres à Elizabethtown est une ode à la vie mêlant l'humour, le drame et la mélancolie avec une certaine finesse. En fait, ce qui me touche le plus chez Cameron Crowe, c'est sa façon de capter le réel, de mettre en scène les petits détails de la vie, les derniers regards, toutes ces petites choses qui font que je me sens proche de son univers. Loin d'être une bluette à l'eau de rose (ce serait mal connaitre Cameron Crowe), Rencontres à Elizabethtown dégage un parfum envoûtant et apporte son lot de plaisir à travers certains passages vraiment sympa (spéciale dédicaces à Manu qui se reconnaitra sur une scène bien particulière) dans une nostalgie envoutante et un charme fou !
