C'est fait .
Thème passe-partout :FAUST,le diable,la tentation ...
De là rien de neuf ,une vision clinquante ,voir proprette (images chocs ?

)du mythe ,se jouant ici à Los angeles,terre d'accueil des anges et surtout des démons :mise en scène dépourvue de tout caractère faisant défiler à 100 à l'heure des décors urbains aux étranges lumières artifiçielles,des dizaines de visages,fatigués,fous,maltraités,soumis à d'étranges paradis artifiçiels ,le tout baigant dans une bouillie sonore technoide (sauf le Moby à la fin qui tombe bien),on nage dans la banalité...
Une scène fonctionne pourtant et promène sur le film un aura nouveau :le passage de la roulette russe (de
Voyage au bout de l'enfer,jusqu'au récent
Intacto,on a rarement fait mieux comme ressort dramatique),réel pouvoir d'impact et révelation surprenante ,le diable serait plus qu'un démon,un ange-gardien,barrière ultime à l'auto-destruction.
Seule vraie idée (mais bonne) qui permet au film de s'épanouir dans ses dernières minutes dans un étrange climat fantastique jusqu'à un dénouement des plus judiçieusement mystérieux .
Casting par ailleurs impeccable (hum jolie la Gayheart,toujours aussi planant et lunaire ce Getty,à nouveau halluciné le Douriif ,et impérialement insondable le Weller)qui constitue la grande forçe de ce film ;moyen de fait .